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07 février 2010

Réveillon du Jour de l'An en février

Un réveillon du jour de l’an le 5 février…

Une soirée pour être ensemble, pour prendre sa dose de tendresse et de partage, de communion en quelque sorte.

Ne peuvent comprendre que ceux et celles qui ont l’amour ouvert au bord du cœur…

Cette soirée m’a une fois de plus regonflée à bloc. Elle m’a emplie de l’énergie manquante, elle m’a donnée le courage pour la suite et elle m’a ouvert ma véritable année 2010. Merci à vous mes amis.

La suite en photos...

 

04 février 2010

Ma vie en éclats

J’aime parler avec Marie. Marie, mon amie, ma meilleure amie. J’aime partager, échanger. Nous allons au bout de nos « profondeurs » me semble t-il. Nous nous disons les choses avec franchise, avec simplicité et complicité. Rien ne me gêne dans les propos de ma douce Amie. Quoiqu’elle dise. Parce que je sais que l’amour est là, sincère, qu’elle ne voit que mon bien être, mon bonheur. Sans faux semblants. Tout comme, je lui ai parlé sans faux semblants à un moment donné de sa vie. L’échange. Avec Marie, je fais le point sur ma vie. Nous faisons le point sur nos vies. Ma vie en éclats. Ma vie qui, en deux ans, a explosé. De 3 en 3, nous sommes passés à 3 en 2. Je suis à présent 2 en 1. Et 1 en 1 quand je me sens seule. Seule sur terre. Connaissez -vous cette sensation d’être seule sur terre ? Plus d’enfant ici bas, aucun petit enfant à l’horizon, c’est impossible. Une vie incertaine. La sensation d’être seule, seule, seule sur terr e. Et pour la première fois de ma vie, je pense avec profondeur, à toutes ces femmes sans enfants, par choix ou du fait des circonstances de la vie. Je ne les plains pas. Je pense à elles. Ont-elles cette sensation désagréable d’être seule sur terre ? Ma vie en éclats. Je suis passée du bonheur serein à l’effroyable douleur, ce fameux dimanche 24 février 2008 au matin. Puis j’ai voyagé sur cette route chaotique, entre panique, idées noires, envies, abandons, désespoir, renaissance, peur, euphorie, bienveillance, intolérance. Qui peut comprendre ce mélange de sentiments et d’émotions ? Tout coule…Isa, une amie chère à mon cœur comprendra. Oui tout coulait, la bienveillance, l’impression que Fiona m’avait laissée sa sagesse. Mais quelques 23 mois plus tard, je me rends compte que non. Je n’ai pas sa sagesse et je ne l’aurai jamais. Les personnes qui se regardent le nombril me gênent, les égoïstes, les sans cœurs, les hypocrites. Serais-je redevenue la révoltée de mes 16 ans ? Deviendrais je aigrie et en colère ? Vous allez peut être pouvoir me répondre. Je ne crois pas mais…j’ai des doutes sur moi. Je culpabilise chaque jour qui passe d’avantage de certains jours d’impatience, d’énervement, de ras le bol ressentis à l’égard de Fiona de son vivant. Je culpabilise et j’ai mal. Je ne m’en sors pas. J’ai mal, de lui avoir fait mal involontairement par manque de patience, par fatigue, de l’avoir pleurer. Waouh, quelle mère indigne…avec tant d’amour pourtant. Je la revois partir chez son père ce samedi matin, la moue de travers, les larmes au coin des yeux. Et sitôt partie, elle me manquait terriblement. Elle était l’oxygène de ma vie, ma raison d’être, mon moteur. Mais je me disais « un week-end sans la porter, sans me faire mal au dos, à me reposer ». Un week-end pour nous. Je ne savais pas que cette moue de travers serait la dernière… Ma vie en éclats. Un 12 février 2009, j’ai cédé à la tentation de tout laisser éclater. De fuir ma douleur, de partir vivre ailleurs, de me laisser emporter par d’autres émotions, par une autre vie. Fuir…De là, ma vie a éclaté. J’ai vendu ma maison, j’ai construit mon projet, je me suis installée ailleurs, j’ai rencontré un autre homme, puis Guillaume et j’ai rencontré d’autres amis. J’ai détruit mon passé et essayé de construire un présent et envisager un avenir. Mais où en suis-je par rapport à mon effroyable douleur ? Je n’ai pas avancé tant que ça. Je me suis laissée bercer par des illusions, j’ai fermé les yeux, essayé d’oublier, de modifier le cours de ma vie. Mais la vie est là, ma vie est là. Seule sur terre. Et rien n’a changé. Le départ de Jules m’a traumatisée. Il a fait ressurgir en moi des douleurs enfouies. Je revois le sourire de Jules quand il fonçait perché sur sa flèche. Je revois son rire. Je revois sa mimique. Et je revois le bonheur d’Isa et Fred. J’ai mal pour eux. Je revois Jules comme je revois Fiona. Ma vie en éclats. Où vais-je ? Je ne le sais toujours pas. J’ai encore du mal à trouver le courage, à trouver la force nécessaire.

24 janvier 2010

Amies

Les mois sont passés.

Les jours passent.

Les heures, les minutes, les secondes.

Mais le temps n’a pas bougé.

Il est resté intact, tel quel, au moment même.

 

Bientôt deux ans…Dans un mois tout juste. Le 24 février 2008. Ce foutu dimanche. Ce sale jour.

Je ne pense qu’à toi Fiona. Tu es là, en moi, sans cesse. Mes gestes rituels cachés pour davantage me rapprocher de toi. Je te cherche ici…Où es tu ?

Je ne pense qu’à Jules. A Isa.

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A toi Isa, qui m’a portée en 2003 sans que tu le saches vraiment, qui m’a conseillée lors de la gastrostomie de Fiona. Toi qui encore une fois a été présente les mois qui ont précédé le départ de ma nénette,  qui m’a poussée à faire d’urgence cette foutue trachéo que je n’ai pas fait faire, et qui était encore là les mois qui ont suivi aussi. Qui est toujours là.

Je ne pense qu’à toi, à vous.

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L’amitié, cette amitié est indestructible. Et quoiqu’il se passe dans nos vies, je sais que nous pourrons toujours compter l’une sur l’autre. Comme Cathie, comme Marie ma douce.

 

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Je ne vais pas bien. J’ai mal du mal des autres, de ceux que je ne connais pas. Mais surtout de ceux que j'aime fort.. Et du mien. Du mal de la terre qui va mal. J’ai mal de l’égoïsme des humains, de la violence qui règne, de ce monde dans lequel je ne me reconnais pas, je ne me reconnais plus. A l’ouest, je suis à l’ouest. A côté de la plaque. Envie de me battre, mais la flemme…

 

Je pense tellement à toi Isa. Désolée de te faire part de mes états d’âmes mal venus certainement, inappropriés actuellement pour toi. Toi, qui a vécu ce foutu vendredi 15 janvier que je n’oublierai jamais…Il y a 10 jours.

 

Merci les filles pour votre sincère amitié, mes amies.

Je vous aime.

 

21 janvier 2010

Jules

 

J’avais commencé un poème pour toi, p’tit Jules,
mais les mots ne s’alignent pas…

Alors, je vais laisser aller mon cœur et dire.

Dire ma tristesse que tu sois parti, dire ma tristesse de cette douleur que tu laisses profondément dans le cœur de ta maman, de ton papa, de ta grande sœur et ton grand frère. Des tiens.

Je sais où tu es, je sais que tu es bien, serein, apaisé.

Tu as choisi ton heure, doucement, en silence. Ton âme a fait ses premières belles enjambées vers d’autres lieux, inconnus de nous mais si proches.

L’amour est éternel, aucune barrière n’entrave sa vie.

Tu veilleras sur les tiens, c’est certain. Tu les guideras, les réconforteras et adouciras leur peine au fil du temps.

Tu seras présent à chaque instant dans leur quotidien et tu te manifesteras à des moments précis ou inattendus.

Tu seras là tout simplement, avec douceur et amour, juste différemment.

Mais tellement là, si proche...

 

Je te livre un message de ta maman qu’elle a écrit sur le blog de Fiona le 29 septembre 2008

« Pour celui qui veut bien y croire, pour celui qui veut bien les voir , les messages d'amour sont toujours présents à chaque coin des chemins. »

 

Isa, ma belle, je sais cette souffrance. Cette irréalité…

Jules vous a montré le sourire du coeur, le rire, la pureté de pensée, le combat.

Une richesse immesurable qui vous accompagnera tout au long de votre vie.

C’est cette richesse qui m’aide au quotidien et continue à me nourrir.

 

Je vous prends tous les quatre tendrement dans mes bras.

 

 

19 janvier 2010

Invictus

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je n'ai pas gémi ni pleuré.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley

Poème qui a permit Nelson Mandela de survivre en prison...