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29 avril 2008
Havre de paix
Demain midi nous partons à
pour une dizaine de jours.
Lieu idéal pour nous ressourcer et nous vider la tête.
Au programme, peinture et papiers peints, randonnées, ballades à vélo et repos.
La vue que l’on a de notre maison
ne peut que reposer notre esprit tourmenté du moment.
Fiona avait eu un vrai coup de cœur pour cette maison l’été dernier. Et elle avait tellement eu de bonheur d’y passer les vacances de Noël, qu’elle ne voulait plus rentrer en Ile de France.
Un petit havre de paix.
07:54 Publié dans Du baume au coeur, Fontarèches | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : havre de paix
27 avril 2008
L'Amitié par Michèle
Ce texte de Michèle avait été posté le 25, avant hier soir. Je le remet en ligne aujourd'hui afin qu'il retrouve sa première place sur la page car il a toute son importance mes yeux. Et ça permet d'oublier mon vilain coup de blues d'hier soir...
L’AMITIE
L’amitié c’est comme une boîte de chocolats, c’est une grande surprise avec des délices à l’intérieur… Tu étais ma boîte de chocolats, remplie de surprises et si délicieuse d’amour pour les autres.
L’amitié n’a ni âge, ni frontière…
Il m’arrive encore de verser des larmes car ton absence se fait parfois insupportable, alors je me rends à l’évidence, pourtant j’aimerai ramener le passé au présent et pouvoir encore te serrer dans mes bras et entendre ton rire.
Tu es partie avec un morceau de moi, un bout de mon cœur sans doute. J’ai perdu ma meilleure amie, ma petite sœur…
Je regarde tous les jours ta photo accrochée au mur, je te dis « je t’aime ».
Est-ce que tu m’entends, est ce que tu me vois ?
Te souviens-tu des moments partagés, de notre complicité et de tout l’amour qui planait autour de nous.
Tu as guéri mes peines avec tes mots justes, tu as partagé mes joies aussi.
La vie est étrange parfois, je t’ai vu arriver il y a 10 ans pour ta première journée au centre, où j’y étais bénévole, je me souviens tu pleurais comme une madeleine (j’étais émue par ta petite frimousse). Puis nos routes se sont séparées pour mieux se retrouver… Quelle rencontre extraordinaire nous avons eu toutes les deux !
Un jour tu m’as écrit : « tu es ma voix et pour cela merci » aujourd’hui je te réponds « merci à toi de m’avoir fait partager tes mots et jeux de mots » j’ai grandi à travers eux, à travers toi qui ne parle qu’une langue, aucun mots déçus, j’ai appris la vie, la gentillesse, la sincérité, la générosité… Tu étais tout cela, tu étais grâce et douceur, tu étais un ange sur terre, et se fut la plus belle des rencontres, car qui a la chance d’être l’ami d’un ange ?
Ton absence se fait lourde, bien sûr comme tu me l’as dit « j’imagine tout ce miel qui coule pour oublier mes peines » mais, j’ai ce mal qui reste des souvenirs terrestres, ton image me hante, je parle de toi et ça me déchire, alors je ferme les yeux et me souviens puis, j’ai peur d’oublier, je veux que rien ne s’efface, alors quand le ciel s’en va le soir même si j’ai peur tu es mon cœur et tu es là, tu me guides, mais sur un mur de « pourquoi » je m’abandonne à l’évidence…
Le temps va trop vite et je n’ai pas eu le temps, nous avions encore tant de choses à partager encore et toujours, j’aimerai encore revoir ton regard malicieux, pouvoir échanger nos
blagues et nos secrets…
Combien de temps encore ce manque se fera t’il sentir ? Combien de temps encore mes larmes couleront de ton départ si prématuré, tu me manques tellement.
L’amitié n’a ni âge ni frontière et entre ciel et terre je sais que tout ce qui nous lie est bien là, je le sens, je le sais, je peux presque le palper.
Je n’ai plus de craintes pour toi, car je sais que ta nouvelle vie est belle et légère.
Un jour tu m’as dis : « Pour toi je ferais pôle Nord » (quelle jolie preuve d’amitié). Pour toi il y aura un bateau au doux nom de Fiona qui naviguera dans les eaux chaudes et claires de la Méditerranée, les gens du monde entier qui monteront dessus pourront lire ton histoire, je ferai connaître l’Amie que tu es, l’Ange qui nous guide et aussi ton combat contre la loi du silence…
Pour toi Fiona, ma cop’s, ma sœur, mon ange, de tes ailes blanches tu es partie et j’espère qu’un jour je trouverai une plume pour me rappeler que tu es là juste à côté de moi, jamais trop loin l’une de l’autre, j’entends tes silences, et sens ton odeur, tu es l’infini, tu es ici et là, tu es immortelle FIONA.
Ta cop’s éternellement
Michèle
20:15 Publié dans Les pensées de mes amis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : amitié, absence, chocolats
26 avril 2008
Survivre
Coup de blues ce soir.
Nous vivons ?
Ou bien nous survivons ?
Fiona est partie depuis 2 mois. Le 24 février nous semble hier et il y a 10 ans.
Elle nous manque. Plus les jours passent, plus elle nous manque.
C’est à se taper la tête contre les murs certains jours (aujourd’hui).
Nous survivons.
C’est comme si nous n’en pouvions plus d’une absence qui a assez duré et que nous allions enfin nous réjouir de la retrouver.
Sauf que son absence n’a pas assez duré puisqu’elle va définitivement durer !
Je voudrai être quelques mois en arrière.
Je voudrai changer le cours de la vie.
Mais il n’y a pas d’issue. Aucune issue.
Elle n’est plus là physiquement.
Nous survivons.
Avez-vous toujours autant de peine ? Ce mal, vous ronge t-il toujours autant ?
Nous oui.
Nous survivons.
Pire, il nous tue à petits feux. Du moins, c’est mon impression certains jours.
Oh certes, nous rions, nous sourions, nous sortons, nous mangeons, nous dormons (comme l’on peut), nous allons au ciné, nous faisons du vélo…Mais nous sommes des martiens, d’une autre planète. Nous ne sommes pas vraiment là. Nous sommes avec elle. Avec Fiona.
J’ai peur. J’ai peur que tout le monde l’oublie. J’ai peur que nous ne soyons plus que quelques uns à vivre avec Fiona dans la tête, dans le cœur, dans le corps.
Je veux parler d’elle. Crier mon amour pour elle et que l’on me comprenne. Je veux qu’elle soit là à chaque instant, dans la tête de chacun.
Fiona, ce livre que je t’ai promis, je l’écris. J’y passe tout mon temps…A défaut peut être d’être bien écrit, il sera beau car il sera TOI.
Cette association, ton combat, oui elle verra le jour. Grace à tes amies...
Et ce bateau portant ton nom, il naviguera…
Tu sais Fiona, je n’oublie pas l’essentiel. Je regarde la misère, les gens malheureux, les injustices, les horreurs, les idioties, les aberrations et toutes les belles choses de la vie aussi. Je continue de regarder et de comprendre, nous continuons de regarder et de comprendre car comme tu disais :
« Pour tout voir cela est très facile, moins efficace pour mieux comprendre que regarder.
Pour moi joie de regarder loin et pouvoir comprendre »
Je t’aime, tu me manques tellement !
20:52 Publié dans Tristesse | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : rone, physiquement, amour, survivre, fiona
24 avril 2008
Un poème de Pat Le Sarthois
Voici un beau poème de Pat
Merci Pat, il est superbe. Fiona sourit, elle aime tes mots et qui tu es, c'est sûr.
A Fiona ...
Départ
Par une nuitée
Violette
D'un soir cristallin
Le soleil endeuilé
Ferma sa fenêtre
Alors la lune ravie
Se pommada
D'un rayon de miel
Une larme orangée
Tomba sur la terre
Soudain s'est dessiné
Un chariot d'étoiles
Alors dans l'odeur
Des lavandes
Et des foins coupés
Où s'ajoutai une note de tilleul
La petite libellule
Prit son dernier envol
Aucun au revoir
Seule la trace vanillée
Laissée intacte
Sur l'oreiller encore parfumé...
11:38 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : patlesarthois, départ, endeuillé
21 avril 2008
Sculptures
Voilà, j'ai fait un album de mes quelques sculptures.
La petite main de Fiona a participé à chacune d'elles.
Ce n'est qu'un loisir, une passion dirais je, mais je ne suis pas une pro.
La dernière sculpture, celle que j’ai faite peu après le départ de Fiona, a rencontré quelques soucis. Je la mettrai en ligne plus tard…
Bonne semaine à tous
14:40 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sculpture
16 avril 2008
Le choc
Hier, nous avons reçu le journal de Mareil-Marly (notre petit village de 3200 habitants).
Je l’ai feuilleté distraitement et je suis arrivée à la page des naissances et des décès.
Le choc !
Comme si la douloureuse réalité m’éclatait subitement en pleine en figure !
Fiona est partie, elle nous a quittés et elle ne reviendra pas.
Non, elle ne reviendra pas.
Je regarde son nom posé sur le papier glacé, son âge. Non, ce n’est pas possible, elle n’a pas pu partir comme ça, du jour au lendemain, sans que rien ne laisse présager cette fin brutale !
Et cette douleur qui nous tenaille le cœur, combien de temps va t-elle durer ?
Comment allons-nous faire pour nous adapter à cette absence physique qui va durer indéfiniment dans le temps ?
Comment vivre sans plus la toucher, sans plus l’entendre même si je découvre sa petite voix qui me parle dans ma tête et essaye de me réconforter ?
Comment continuer à sourire à la vie alors que nos plus grands bonheurs, nous les partagions avec elle ?
Comment envisager l’avenir, alors que notre avenir ne pouvait s’imaginer sans elle ?
Et que faire de toute cette liberté qui me panique ?
Quel regard porter sur toutes les beautés du printemps ? Je ne peux plus les partager comme auparavant avec elle.
Je regarde les belles tulipes dans le jardin. Je suis seule à les regarder.
Les muguets fleurissent. Nous serons seuls à les cueillir cette année et à les sentir.
Et nos ballades en forêt. Nous n’entendons plus ses rires dès que le terrain chaotique faisait bouger sa poussette dans tous les sens...
Et nos soirées filles ? Séance d’esthétisme, massage et vernis à ongle. Elle adorait.
Je me surprends encore en allant à St Germain à me dire « il faut que j’achète ça à Fiona ».
Je me surprends encore en me levant le matin à faire doucement pour ne pas te réveiller.
Je me surprends encore la nuit à écouter si tu respires sans gêne.
Je me surprends encore à penser comme si tu étais là.
Nous n’avons pas encore intégré ton absence définitive.
Peut être parce que ta présence est malgré tout très forte.
Peut être parce que ton parfum continue à flotter par moment dans certaines pièces de la maison.
Peut être parce que tu nous envoies de nombreux signes, à nous, mais aussi à tes amies…
Mais surtout parce que tu n’es tout simplement pas vraiment partie, ton corps n’est plus là certes, mais l’essentiel qui fait que tu existais est resté. Tu existes.
Tu ES toujours.
11:42 Publié dans Il faut que ça sorte... | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : journal, fin, brutale
11 avril 2008
Coup de coeur
Il y a des coups de coeur ainsi dans la vie.
Des personnes que l'on rencontre au hasard de la vie et qui ont ce "petit truc en plus" qui fait que le coeur est subitement en joie.
Un échange avec cette sensation intense de comprendre cette personne que l'on vient de rencontrer.
C'est beau, c'est super !
Je vous présente Hédrick
beau jeune homme au coeur tendre de 18 ans.
Une rencontre était prévue de longue date avec Fiona.
Mais Fiona est partie avant d'avoir pu honorer son rendez-vous. Quand même, tu exagères Fiofio !!! Je la vois sourire...
La soirée a été maintenue, pour Fiona, et nous avons fait connaissance avec Hédrick,
avec Léane, sa jeune soeur, une vraie petite femme de 9 ans qui m'a fait un maquillage de guerrier pendant la soirée,
et avec Céline et Daniel, leurs parents, super sympas et chaleureux tous les deux
Michèle et Pascal étaient là, (ta cop's et ton pote) toujours a faire des bêtises ces deux là...Non je rigole, ils sont adorables, généreux, présents et attentifs. Mais ça tu le sais, ma Fiofio.
Ma nénette, je regrette que tu n'ais pas pu être là pour rencontrer Hédrick, car crois moi, je te connais, tu aurais craqué, tu l'aurais tellement aimé !!! Ben oui...c'est sûr !
Ah, tu as craqué , tu étais là ??? !!!
Je ne suis pas surprise, nous l'avions bien senti...
Hédrick a même écrit au cours de la soirée
J'imagine très jolie Fiona près de nous qui danse et nous regarde, fille extraordinaire, bel ange dans le ciel.
Et le lendemain, tu l'as entendu ??
Tiens, écoute...
Je suis très content d’avoir fait la connaissance des parents de Fiona.
Ce sont des gens formidables, ils pourraient jouir de joie avec nous car cœur énorme.
Ils nous apportent bonheur dans vie.
Bonnes personnes, fille heureuse Fiona d’avoir des parents comme ça, vie gaie.
J’aurais aimé voir sa frimousse belle.
Bien gentille Fiona, tu étais dans nos cœurs pour l’éternité gentille Fiona.
Descend nous voir, moi j’aimerais bien monter pour vie meilleure car il paraît que la vie est plus jolie, voir grande caresse de bonheur.
Je sais que je ne viendrais pas tout de suite mais j’espère que tu m’accueilleras dans ciel de caresse.
Basse vie n’est pas toujours facile, j’imagine vie normale, courir, je voudrais bien vivre mais pas facile avec handicap.
Assez dure vie, grande tristesse dans mon cœur, mais bijoux de vie car c’est moi le plus heureux d’avoir famille facile et très gentille et c’est le plus beau des cadeaux de vie.
Moi j’imagine vie normale et fragile gars je suis, corps fragile mais cœur sûr.
Triste vie dans ma tête, vie magique dans mes rêves.
Facile vie dans mes rêves car je suis normal et plus de tristesse.
Nous sommes des anges à notre façon dans vie sur terre, des anges fragiles.
Vivre libre comme tout le monde, c’est mon but dans la vie.
Je suis le plus fort, nous vivons avec nos blessures, moi je vais guérir les miennes.
Et ma vie est belle avec maman.
Merci Hédrick !! Ton message nous va droit au coeur et nous touche profondément.
Ta maman doit être tellement fière de toi et émue de te lire.
Tout plein de bisous.
Patricia et Pierre
20:14 Publié dans Mes amis | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : hédrick, coup de coeur
08 avril 2008
45 jours
Cela fait 45 jours que Fiona est partie précipitamment pour une autre vie.
Aujourd’hui encore, elle nous manque toujours autant. Son absence physique fait mal et chaque instant, chaque seconde, chaque minute, elle est là dans nos cœurs et dans notre esprit.
Quoique nous fassions, elle est là.
Cette note c’est pour tous vous remercier de nous aider. Tous à votre manière. Sans vous je ne sais pas comment nous pourrions nous adapter à son absence et retrouver quelques sentiments de bonheur.
Maman pour ton écoute, les frangines, le frangin et les beaux frères pour votre soutien et votre attention.
Josy, Jacques, Gisèle, Marino, vous qui aimiez sincèrement Fiona avant son départ et qui continuent à l’aimer malgré l’absence.
Merci les amis qui osez nous parler de Fiona, sans gêne, sans retenu.
Danny et Pat pour vos messages et la tendresse que vous portiez à Fiona sans la connaître « physiquement », juste à travers son blog et ses écrits matures, plein de spiritualité et d’amour.
Michèle, toi la cop’s de Fiona, pour ta disponibilité, pour tes mots, ta gentillesse. Pascal pour ton soutien tout simplement et cette amitié qui grandit.
Merci à vous les filles, Gwladys, Julie, Monique…vous êtes trop géniales. Je comprends tellement l’amour que Fiona vous portait et vous porte toujours.
Charlotte, Anne-Laure, Erika, et les autres, vous avez tous cru en Fiona.
Nous vous apprécions tous profondément.
Nous ferons de grandes choses ensemble à la mémoire de cette super nana qu’était notre fille !
Benoit pour tes efforts en communication, pour toutes les fois où tu parles de Fiona. Elle va t’aider encore j’en suis sûre.
Caro pour ton dernier message qui nous a fait très plaisir et la grande amitié que tu avais pour ta fidèle amie.
Et Hédrick, merci à toi d’être ce que tu es. Un garçon formidable !
Et toute l’équipe de l’avocat de Fiona qui va poursuivre son combat, son procès qui dure depuis 13 ans, jusqu’au bout !
Chacun à votre manière vous nous aidez à tenir le coup. Tous vous parlez, nous écoutez, et Fiona n’est pas un sujet tabou. Merci.
21:09 Publié dans Du baume au coeur, Mes amis, Parents - Familles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : amis


























