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27 mai 2008

La fête des mères

Cette note ne doit pas vous empêcher de continuer à voter en commentaire de la précedente note. Pour le moment c'est Danny qui gagne mais il manque encore plein de votants...

Je souhaite vous faire partager deux textes qui m'ont énormément touchée, dimanche, journée de la fête des mamans.
Le premier a été écrit par ma soeur Marie Christine et lu alors que nous étions tous au cimetière venus faire un coucou à Fiona

Ma petite Fiona
C'est aujourd'hui la fête des mamans. Nous sommes tous réunis autour de ta maman et je vois d'ici ton sourire radieux de nous savoir tous ensemble. Et je sais que tu souhaites une bonne fête à ta maman. Nous savons que tu es là, près de nous et que tu le seras chaque fois qu'une fête de famille se présentera.
Pour nous tous, tu seras toujours dans nos coeurs, dans nos têtes, dans nos yeux, dans nos tripes.
Nous t'aimons et nous continuerons tous à t'aimer, quel que soit l'endroit où tu te trouves et, le mot oublié, n'aura jamais de prise sur nous.
Tu nous a marqué à vie, tu nous manqueras à vie, mais rien n'est fini.
Nous te rejoindrons tous un jour.
Notre histoire commune est éternelle.


Merci grande soeur !

Le deuxième texte écrit par Pierre avec des mots de Fiona accompagnait un beau cadeau que Fiona aurait volontier choisi pour sa maman. Une bague de petites marguerites...nos fleurs préférées à toutes les deux.

Il a plu des mots ce matin,
Ils sont tombés tout là haut dans mon jardin.
Des mots très fous,
Comme je t'en envoie chaque jour,
Des mots d'amour
Tout en velours,
Des mots très doux aussi
Pour te retirer tes soucis.
Des mots pour toi
Et tous les jours,
Je t'en ferai des bouquets.
Pour toi maman, j'ai fait un ruisseau avec mes rêves
Entouré d'un beau paysage féérique,
Avec mon rire j'ai fait le soleil,
Maintenant avec mes mots magiques
J'ai fait un petit pont sur l'eau
Pour traverser le ruisseau
Et te dire je t'aime.


Pour finir mes deux neveux et ma nièce m'ont offert une belle boite à tendresse...
Dans cette grande boite, j'y ai déposé quelques objets précieux, des albums, des écrits, des cartes d'anniversaire. Objets précieux à mes yeux ayant appartenu à Fiona, des textes écrits par Fiona, des albums de Fiona. Une boite que nous pourrons transporter où bon nous semble, une boite ouverte pour qui le souhaite, une boite à tendresse, la tendresse de mes neveux et de ma nénette.

Merci à tous pour votre présence ce jour là.
Et une pensée toute particulière pour notre maman qui s'est fracturée le poignet hier en tombant dans la rue et qui se fait opérer cet après midi.

26 mai 2008

Vous pouvez voter !

Le concours est terminé, vous pouvez mettre votre vote en commentaire sur cette note.

Un petit cadeau pour le gagnant !!

24 mai 2008

Les grimaces des amis

Et encore du rire !

Benoit, Laura, Laurence et Bruno

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Hélène, Christophe et les enfants Elise et Matthias (dans l'ordre)

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Serge, tu te rappelles Fiona ?

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Danny
Cliquez sur son prénom pour voir sa vraie bobine...

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La charmante voisine de Danny

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La belle Anaëlle

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Notre Pat

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Alix

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Michèle la Miss Castello Village (oui, oui c'est bien ta cop's !!!) et Pascal

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Céline et Léane (merci les filles !!!)

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Et pour finir tes éducatrices et éducateur

Fiona, tu reconnais Elodie ??? Méconnaissable, hein ?

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Momo, ta copine de longue date

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La jolie Julie

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Tony...je suis sûre que tu rigoles bien Fiona.

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Marguerite...qu'en penses tu ? Elle a besoin de cours de grimace, non ?

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Fathia, un petit air coquin.

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Et Sindy...on voit toute de suite la grande expérience en matière de grimaces !

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Merci à tous pour votre participation.
Demain encore quelques photos des retardataires.
Et ensuite le vote final !!

Bon week-end à tous et joyeuse fête des mamans !!!

22 mai 2008

Les grimaces de la famille

Bon, on se lance...mais ne rigolez pas trop, vos photos vont suivre pas plus tard que demain ou samedi.
Et là, nous allons bien rire !

Miss Fiofio, c'est toi que j'entends rire aux éclats ?!

podcast

Justement nous commençons par toi...

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Je sais mes grimaces ne te surprennent plus

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Et Pierre, la grimace lui va si bien...

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Ta Mamie (là tu va te moquer, c'est sûr !)

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Tonton Jean-Mi

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Seb, ton cousin

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Mélissa, ta cousine chérie

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Gisèle, ta grande grande cousine

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Josy, ta grande cousine guignolette

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Et Marie-No, ton autre grande cousine

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Tata Sophie

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Tata Joëlle

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21 mai 2008

Les suivantes

Toujours les inconnus de Danny.
N'hésitez pas à dire quelle est la grimace qui vous plait.
Personnellement j'aime beaucoup la photo 22.

Et merci à tous ces participants de la marche en faveur de l'association "les enfants d'abord".

Avis aux retardataires...je mettrai en ligne demain les photos des personnes "connues". Vous allez rire !

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20 mai 2008

Les premières grimaces

Voilà, c'est parti !
Les premières grimaces d'inconnus receuillies par Danny lors d'une manifestation dimanche.
Pas mal, pas mal.
Laquelle préférez vous ?
La suite demain.

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19 mai 2008

Bientôt, concours de grimaces !!

Fiona aime rire de tout et de rien.
Fiona c'est, son petit rire en cascade si présent dans nos têtes.
Alors rions !
Envoyez moi vos plus belles photos de grimaces accompagnées de l'original (votre trombine sans grimace), à l'adresse email indiquée sur le blog.
J'ai déjà un sacré nombre de participants !!
Un petit cadeau pour le gagnant.

15 mai 2008

Un slam de Nadia pour Fiona

473311734.JPGNadia est une ancienne voisine rencontrée il y a une dizaine d’années. Elle gardait Fiona le soir en attendant que nous rentrions du travail. Nous sommes devenues amies. Nous avons passé des soirées et des soirées jusqu’à pas d’heure à parler religion, peur de la mort, et choses de la vie. Tu te rappelles Nadia ?
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Et les coups de gueule avec Serge quand nous n’étions pas d’accord lui et moi…Je crois que ça finissait par être un jeu ! Toi et Pierre vous attendiez que ça se passe…

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Nous avons vu grandir Marine (A ma petite sœur) et Julie, tes adorables filles. Devenues de belles jeunes femmes.
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Vous avez toujours été présents à chaque événement. Les heureux comme les moins heureux. Anniversaires de Fiona, crémaillères, jours de l’an, hospitalisations et j’en passe.

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Le 9 février lorsque vous êtes venus à la maison, cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vus.
Fiona a tapé ces quelques mots sur son clavier
« Joie pour moi de vous revoir même si je ne peux plus vivre comme avant. Je fatigue. »

Je te remercie pour ce poème que tu vas lire sur scène dans ce café/restau parisien qui pratique le slam.
Bonne lecture à tous.

Un slam, un cri, une flamme

De ton trône ton regard flâne
Ton esprit plane
Ton corps bien que las a une trame
Morcelé de douleurs, il pointille, contourne
Contient et dessine ton âme
Sa quintessence fait de lui, de toi une Essence

Que tu sois partie doit avoir un sens
L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
L’austérité du Néant, du Silence

Et Fiona où es-tu ?
Tu as claqué la porte à la vie et tu es partie
Tu as foutu un tel bazar et tu ne fais plus partie
De ce bas monde que nous meublons
Où, comme des dératés, nous errons
Ne sachons plus en quoi croire
A quoi s’accrocher
Et pour une musulmane, il faut le voir
Accro à toi, tu as été une accroche
Tu as été dans ce wagon ou parents, amis
Se bousculent pour être proches
Pour lire sur le bout de tes lèvres la justesse
Ses mots, leur finesse, leur sagesse
Tu as été une flamme parmi les âmes
Tu es mon slam qui apaise ma flamme
Tu nous as donné un rendez-vous et une bouffée d’air
Toi Fiona tu as été un repère
Toi Fiona et la vie étiez une vraie paire
Sans toi, tu nous as rappelé que la vie est éphémère
Sans toi, il reste un arrière goût amer
Mais que ton regard, ton rire, ton sourire
Reste cet océan de mystère
Ce pouvoir démesuré et Austère
Que même en traversant ton désert de galère
Tu nous as scié et on est fier
Nous sommes et étions minuscules et ridicules devant tes silences
Tu nous as souvent rappelé la petitesse de nos doutes, l’étroitesse de nos peurs
Et la Grandeur des mystères de l’Existence

Oui, Que tu sois partie doit avoir un sens
L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
L’austérité du Néant, du Silence

La viduité insoutenable
La fragilité de l’atemporel
L’inexistence de l’immortel
Et même des portes du ciel
Tu nous susurres encore que la vie
Tant que, nous autres, on y est demeure inlassablement crucial
Et toi Fiona, Va, Part, Vole de tous tes ailes
On te libère de ce carcan existentiel
De notre langage monotone mais pur et fidèle
Va, sillonne, déambule dans ton paradis
Tel que tu le dessines
Mais n’oublies pas
Et fais nous un signe
Des fois que l’oubli nous encombre, nous prend
Et que nous plongeons dans les futilités du temps.

NADIA

13 mai 2008

Il faut que ça sorte !!

Je regardais ce soir les infos et je vois, une petite chinoise transportée dans les bras de je ne sais qui. Son corps semblait mou. Je ne sais pas pourquoi et ne cherchez pas à comprendre…J’ai vu Fiona à travers cette enfant. Je sais, c’est très égoïste, j’en suis consciente. Je ramène tout à Fiona, mais en ce moment, j’ai du mal à rentrer dans le vif de l’actualité et à m’intéresser à autre chose que ma fille partie il n’y a même pas 3 mois. Désolée…
A travers cette enfant, j’ai vu Fiona le lundi après midi où le gars de la Ste Doussin l’a ramenée à la maison. Il a garé sa voiture devant la maison. Il est entré et nous a dit « il faut que je vous dise que je suis très touché par le décès de votre fille. J’ai moi même perdu mon fils unique âgé de 18 ans il y a un an. Il s’est fait écraser par un camion. »
Il nous a demandé de nous éloigner de l’entrée de la maison afin de le laisser seul pour monter Fiona, dans son sac hermétique, jusqu’à sa chambre. Nous l’entendions respirer, souffler fort. Il était plein d’émotion. Nous l’avons entendu monter les escaliers et souffler, souffler. Il était mal. Nous le sentions sans le voir.
Il a installé Fiona dans son lit et nous a appelés.
Nous avons ensuite attendu le gars qui devait « préparer » le corps et faire les soins.
Il est arrivé. C’était prévu que nous habillerons nous même Fiona.
Il a fait ce qu’il avait à faire et nous a appelés. Pendant que nous habillions Fiona, il est resté sur la mezzanine, près de la chambre, au cas où. Nous n’avons pas eu besoin de lui.
Tout ceci n’était pas habituel pour eux. Transférer un corps au domicile, laisser faire les parents pour l’habillage…
Fiona tu étais belle, blanche, les traits reposés, le teint transparent. Tu étais belle. Tu dormais. Nous t'avons mis Ben dans les bras. Ben qui t’a accompagnée partout depuis des années. Ce même Ben qui nous suit partout à présent. Et la poupée de Danny au pied de ton lit.
Tu es restée ainsi, paisible, jusqu’au vendredi. Tes amies sont venues, la famille, nos charmants voisins. Et le soir, quand nous étions seuls, nous nous couchions à tes côtés et te parlions. Ces derniers instants avec toi sont inoubliables. Jamais je n’oublierai. Jamais je n’oublierai ces quelques jours, comme jamais je n’oublierai les deux larmes qui coulaient sur ta joue à Garches alors que tu étais déjà partie. Jamais je n’oublierai toutes ces années mon amour.

Il fallait que ça sorte.

L'insomnie

Le corps endormi et l’esprit en éveil. Mes pensées vagabondent scrutant chaque recoin de mon subconscient et faisant jaillir des profondeurs quelques idées obscures irraisonnées. Je m’enfonce dans le gouffre de la douleur, je piétine, m’agrippe aux parois de ce sombre abîme pour retrouver un soupçon de discernement. Mais je retombe, je retombe sans cesse. D’autres idées affluent afin de noircir davantage le tableau déjà bien sombre. Mes pensées butinent de peurs en peurs, d’angoisses en angoisses pour finir leur parcours dans ce sentiment de panique devenu si familier.
J’ouvre un œil pour reprendre mes esprits et chasser ces mauvaises images. Je médite sur le sens des mots, de ses mots, de ses phrases. Je ne découvre qu’à présent la sagesse et la maturité cachées derrière chacune de ses lignes. Et le véritable sens. Ou le double sens.
Je réfléchis à l’acceptation. Accepter son départ précipité et s’adapter à son absence. Je peux y arriver. Nous pouvons y arriver. La sérénité vaincra ce mal qui ronge de l’intérieur. Cette douleur lancinante, profonde. Cette entaille.
Mon corps est réveillé, mon esprit ne peut plus s’assoupir. Il est 4 heures, je me lève. Dans quelques heures, le jour se lèvera. Les oiseaux chanteront, le soleil sèchera la rosée du matin, et l’odeur de café réveillera les âmes endormies.
Alors, mes pensées s’apaiseront.

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