blog header Weblogs Handicap.fr Accueil Handicap.fr Espace Emploi Espace Produit Espace Services Espace Professionels Actus Handicap.fr RSS Actualites Vie pratique Emploi Fomation Tourisme Culture Sport Loisirs Vos droits Union Europeenne Loi 11 fevrier 2005

« 2008-08 | Page d'accueil | 2008-10 »

29 septembre 2008

Je te dédie cette 100ème note





Cette 100 ème note me ramène au 1er novembre 2007.
Pierre était parti passer quelques jours auprès de sa mère dans le midi.

Nous en avions profité, Fiona et moi, pour faire nos premiers pas de bloggeuses.
Le titre, les couleurs, les photos. Fiona n’aurait permis à personne de choisir à sa place.
Ses premiers mots :

"Je suis heureuse pour écrire une pensée pour vous.
Grande joie pour moi !
Je suis Fiona, j'ai passé 16 ans cet été.

Vous écrire c'est joie très forte pour tordre le bras aux idées précaires.
Je souris plutôt que pleurer.
Je suis loin du moule idéal pour les gens mais je suis Fiona."



C’était une grande première pour elle :

"Le blog c'est feu de joie parce que ne pas oublier les paroles myopes.
Pluie de mots de millions de gens.
Myope c'est joie pour moi de discuter avec gens inconnus au milieu de l'ordinateur.
Mais moi je gomme les défauts et j'ai des secrets.
Et je m'énerve si les gens jubilent."


Cette 100ème note je te la dédie Fiona.
J’y joins ce cœur trouvé ce week-end sur la plage, j’y mets tout l’amour qui bat en moi, cette impatience dévorante de te voir et te toucher, cette superbe rose dans le jardin, cette douce odeur qui plane sur la maison, la chaleur du feu de cheminée qui me réchauffe en ce moment même, je t’envoie tous les baisers que Pierre crève d’envie de te faire, je te souffle nos mots d’amour qui jamais ne cesseront de brûler nos lèvres.

540414607.JPG

27 septembre 2008

Pour Benoit

Hier soir, tu es rentré à la maison.
Quelques minutes après avoir eu ta maman au téléphone, je suis montée dans la chambre de Fiona.
Voici ce que j'y est trouvé

856395243.JPG


Tu te rappelles ? C'est un confetti de ton anniversaire, tes 16 ans. Ne me demande pas pourquoi il est là. Je fais le ménage chaque semaine dans la chambre de Fiona et j''y vais plusieurs fois par jour, pour ouvrir les stores, m'asseoir sur le lit, regarder.
Et voilà, qu'hier soir, venant de nulle part, ce confetti s'est déposé là.

Benoit, je crois bien que c'est pour toi.

Je t'offre également la dernière fleur de l'orchidée que vous avez offerte à Fiona ce 18 juillet.

1957427003.JPG


Je t'embrasse très fort bonhomme.

26 septembre 2008

Promesse à tenir

Comme je le disais sur notre nouveau blog, nous avons cessé de fumer.
Fiona doit être sacrément fière de nous. Je l'imagine le sourire en forme de banane nous jeter un petit regard tendre et malicieux en tapant sur son clavier "c'est pas trop tôt !"
Dès que j'ai eu un moment de faiblesse ces deux derniers jours, j'ai pensé à ne pas la décevoir.
Elle qui avait tant de difficultés à respirer. Nous qui avons cette chance inouïe d'être en bonne santé.

Fiona, ce 24 septembre, tout juste 7 mois après ton départ, nous avons pris la décision que tu attendais depuis longtemps.

384088238.JPG


Et pour terminer cette semaine, un peu de musique

podcast






25 septembre 2008

Lettre d'un fils à sa maman

Chère Maman

Vie de bonheur avec toi, tu es vraiment une maman super !
Je suis heureux d’être ton fils, c’est le plus beau cadeau pour moi l’amour que tu m’offres.

Mes rêves sont une vie de bonheur, une vie d’amour avec toi, tu es une merveilleuse maman.

Et la vie que tu m’offres adouci ma douleur de vie, moi je rêve de vie meilleure pour pouvoir te dire de ma voix à quel point je t’aime et à quel point tu es formidable pour moi…
Cette loi d’amour pour moi.

Des fois je nous imagine toi et moi à reparler de vie normale avant, nous rions du passé, humour dans ma tête, bien des fois j’aimerais discuter avec toi des choses de la vie, mais je ne peux pas car ma voix est silencieuse.

Mais aujourd’hui, tata va le dire pour moi : « Maman je t’aime plus que tout, joyeux anniversaire ».

Je t’embrasse, bisous d’amour

JE T’AIME

Ton fils Hédrick

1702411969.JPG

22 septembre 2008

Je vais mieux

Je vais mieux.

Je ne peux pas encore dire « nous » alors, aujourd’hui je dis « je ».
Je vais mieux.
Dans deux jours, nous serons le 24 septembre.
Sept mois sans ma fille. Avec elle mais sans celle. Je suis emplie d’elle mais vide d’elle.
Jamais je n’aurais pu imaginer ne serait ce qu’une seconde que cette douleur s’atténuerais un peu au fil des mois.
Jamais je n’aurais pu imaginer vivre à nouveau quelques instants de bonheur sans elle.

Je voulais partir, je voulais la rejoindre. L’impatience de la revoir était trop grande. J’espérais que « quelqu’un » là haut m’entendrait pour abréger ma souffrance, me permettre de rejoindre celle qui a toujours été le moteur de ma vie.
J’ai été entendue. Ma souffrance a été abrégée d’une manière différente.
J’ai compris tant de choses depuis.
Le choc a été fort, si dévastateur. Il fallait bien se relever, sortir de cette bulle dans laquelle je me suis enfermée durant quelques mois. Même si je participais, même si je souriais, même si j’étais présente, ma bulle m’empêchait de voir. J’étais entre deux mondes.
Et je réfléchissais. J’essayais de comprendre. J’essayais de pardonner à ceux qui m’ont fait souffrir par leur désintérêt vis à vis de Fiona. Désintérêt qui n’en était pas.
J’essayais de comprendre les circonstances dans lesquels Fiona était partie et j’essayais de ne pas en vouloir à qui que ce soit.
J’essayais de me pardonner de ne pas avoir toujours été à la hauteur.
De ne pas avoir toujours pris le temps nécessaire. De ne pas avoir su lire ses mots. De ne pas avoir pris la bonne décision au bon moment (« maman je sais que tu feras tout ton possible pour que je respire rapidement »).
J’essayais de me pardonner les instants d’impatience à son égard. Les larmes qu’elle a versées en me voyant irritée.
J’essayais de me pardonner les angoisses que j’ai pu lui transmettre faute de n’avoir pas trouvé la force de les chasser. Nos angoisses qui étaient source de culpabilité chez elle.

J’ai réussi je crois.

Et j’ai revécu tous nos moments de bonheur, nos rituels si importants à ses yeux et aux miens, notre complicité, nos échanges, nos confidences, nos victoires.
Ce beau chemin avec elle, ce doux voyage qui m’a fait grandir.
Ce beau cadeau qu’elle m’a offert : elle.

J’ai réfléchi sur ce que nous croyons être. Sur le temps qui passe différent du temps qui est vraiment. J’ai réfléchi sur cet amour qui n’a aucune limite dans l’espace, aucune barrière.

Et un jour j’ai réécouté cette chanson.


podcast

Celle que nous avons écoutée lors de ses obsèques. Je l’ai réécoutée et je n’ai pas pleuré. J’ai souri.

Et je suis montée dans sa chambre, j’ai ouvert sa malle aux trésors avec tous ses jeux. J’ai jeté ses peintures desséchées. J’ai trié et rangé. J’ai préparé deux cartons pour l’IME.

180203600.JPG

J’ai remis certains jeux dans sa malle.
J’ai ouvert son armoire et respiré ses vêtements. Son parfum.
12773744.JPG

Je n’ai pas pleuré. J’ai refermé l’armoire. Elle restera pleine.

J’ai pris son crayon dans mes mains.
1034076352.JPG

Je le laisserai sur son bureau.
J’ai regardé sa porte d’ascenseur et j’ai subitement entendu son rire. Fiona aimait faire des blagues dans l’ascenseur.
986577807.JPG


J’ai fait le tour de sa chambre. Nous ne changerons rien. Nous n’en avons tout simplement pas envie et ma mère, sa mamy, en a besoin pour se ressourcer.

J’ai refermé la porte. Je me sentais bien, mon cœur souriait. Ma fille était là avec moi, en moi.
J’ai descendu l’escalier, je lui ai souri en passant.
1135904693.JPG

Je n’ai pas pleuré.
Je vais mieux.

20 septembre 2008

Quelques nouvelles de Benoit

Pas très bonnes, puisque Benoit a un abcès intérieur au niveau du bouton de gastrostomie. Il a 39° de fièvre. Les médecins craignent que l'abcès soit important et touche l'estomac. Si dans 48h, son état ne s'est pas amélioré, notre p'tit père devra se faire réopérer.

1433515404.jpg


Alors, tous ensemble envoyons lui de gros bisous de réconfort !!

16 septembre 2008

Prière à ma puce

Bon c’est pas tout, mais tu as du boulot ma nénette !!

Tata Joëlle est actuellement sur le billard pour se faire opérer d’un rein. Je sais que tu veilles sur elle mais au cas où tu sois surbookée, je te le rappelle.

1470526196.JPG


Et demain, Benoit rentre à l’hôpital Trousseau. Il va subir une gastrostomie jeudi. Tu connais ça, ce petit tuyau pas très sympa qui sort du ventre. Mais que de bienfaits ensuite !
2019071004.JPG


Et tu as vu le poignet de Mamy ??? Bon je ne te demande pas des miracles, je sais qu’il est impossible qu’il reprenne une forme « normale » mais si seulement elle pouvait récupérer un peu plus…

Et le tonton de Danny. Bientôt il sera remis totalement sur pieds, je sais. Veille bien sur lui.

Réconforte tous ceux qui ont froid au cœur, soulage un peu les souffrances de nos amis, apaise les âmes perdues…

Je t’aime mon amour.

15 septembre 2008

Les filles d'HABICAP

Les filles, c’est ainsi que je les appelle affectueusement.

937269760.JPG

Anne-Marie à gauche, Anik à droite.

Nous avons fait connaissance peu à peu lors des différents salons du handicap.
Je souhaitais arrêter mon entreprise afin d’être plus disponible pour Fiona. Et je recherchais un partenaire pour reprendre la commercialisation de mes bodys. Mais, dans ce monde du textile, trouver des personnes humaines, réellement sensibilisées par le handicap, dont l’objectif n’est pas de s’en mettre plein les poches mais au contraire, d’aider la personne et de s’adapter à son handicap, avec toujours à l’esprit le peu de moyens financiers dont disposent ces personnes handicapées, n’était pas chose aisée.

C’est tout naturellement que je me suis tournée vers Anne-Marie et Anik.
2128785428.gif

Elles sont avant tout des artistes, couturière et costumière et conçoivent des vêtements qui répondent à la demande de leurs clients. Plus qu’une entreprise commerciale, il s’agit bien là, d’une société de services, d’une véritable aide à la personne.

Taillée pour le fauteuil, leur collection associe une prise en compte des spécificités du handicap avec une allure, un « look » résolument modernes et bien pensés. Les modèles sont taillés pour la position assise, le dos bien couvert et l’assise doublée en coton. Leur offre passe aussi par les vêtements de plein air - vestes et capes imperméables ou polaires - et par une gamme d’accessoires particulièrement étudiés - jambières, moufles - et par des adaptations pour ses pantalons (zip entrejambes, adaptation tétras, etc…).

Fiona était cliente et très fière de porter sa cape ou son blouson sans oublier ses bandanas !

Leur site www.habicap.com

Le hasard a voulu que notre maison de Fontarèches soit située à quelques kilomètres de chez elles.
Alors, quand nous descendons dans le Gard, nous partageons tous ensemble un agréable moment autour d'une bonne table.

Merci les filles !!

12 septembre 2008

Week-end

C'est le week-end.
Nous partons ce soir à Fontarèches et nous reviendrons très tard dimanche. Paris Avignon, 2h40 de TGV, c'est tellement pratique.

Je vous laisse pendant ces 2 jours avec ma musique du moment.

Bisous à tous


Découvrez Narrow Terence!

09 septembre 2008

Doux voyage


13986709.2.JPG


Là, solitaire, devant toi,
Je te contemple, te scrute, te dévisage
Faisant mien ce doux instant d’émoi
Face à ce si beau mirage.

Là, solitaire, devant toi,
Emerveillée de ton visage
Je pose délicatement mon doigt
Sur le papier glacé de ton image.

Là, le cœur battant,
Je te caresse, je te frôle, je t’effleure
Immortelle dans le temps
Mon insolite fleur.

Je ferme les yeux,
Et, sous ma caresse de mère,
Envahie de souvenirs délicieux,
Je goutte à nouveau aux plaisirs éphémères.

Sensations inoubliables,
Où ta petite main,
Touche mon cœur vulnérable
Dans un geste incertain.

Moments d’extase,
Où tes mots alignés,
En une courte phrase
M’offrent toute la vérité.

Là, solitaire, devant toi,
Rêvant du même voyage,
Je joue avec mon doigt
Sur les courbes de ton visage.

Je m’imprègne de ta douceur,
Ma main sur ta peau de soie,
Je revis la tendre chaleur
De nos fragments de joie.

L’une contre l’autre blotties,
Tes cheveux fins et bouclés
Imprégnés de ton parfum fleuri,
Mon visage, viennent caresser.

Je regarde ta délicate bouche
D’où sort un léger souffle,
Tes yeux bien dessinés
Ornés de longs cils courbés.

Et ton petit corps meurtri,
Fatigué, trop blessé,
Dont chaque cicatrice
Renvoie un douloureux passé.

Je te vois délicate et fragile,
Patiente, totalement dépendante,
A moi, tu te confies paisible
Sans crainte, pleinement confiante.

Mais, je me sens envahie
Par une peur soudaine
Et, mon cœur endolori
Ne peut plus contenir sa peine.

Alors, au travers de tes mots silencieux,
Tu m’enveloppes tendrement
De ton regard mystérieux,
Ta force ainsi me pénétrant.

Tu me souris,
Je te souris,
Tu ris,
Je ris.

La, solitaire, devant toi,
Je m’abandonne à ce doux voyage,
Laissant monter ma joie,
Jusqu’à toi sur ton petit nuage.

Là, solitaire, devant toi
Sur la photo je pose mon doigt
Pour que nos âmes réunies
Se nourrissent de cet amour infini.

Ta maman

Toutes les notes