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31 juillet 2009

Pierre pour Fiona

Je viens de sortir pour voir si je te voyais,
Tu es là comme tous les soirs.
J'aime me plonger dans le ciel pour te retrouver.
Sais tu que lorsque le ciel est trop sombre pour t'entrevoir,
Je suis triste de ne pas te voir.
J'aime ces moments intimes passés avec toi,
Ils ne sont que délice et m'apportent joie et bonheur.
Tes yeux au dessus de moi scintillent et je sens ta présence,
Plongé dans ton regard il n'y a plus de distance,
Je peux alors te toucher et sentir la douceur de ta peau,
Ton parfum enivrant me pénètre,
Tes cheveux me frôlent et ne sont que caresse,
Ta lumière m'éclaire et me réchauffe le cœur,
Comme c'est bon d'être avec toi.
Hé, ne t'en va pas si vite, reviens ...
J'espère te retrouver demain ma belle étoile,
Chaque jour de ma vie, ici bas, il en sera ainsi
 
Bonne nuit petite étoile

Pierre

29 juillet 2009

Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai

Je t'aimais du matin au soir et du soir au matin.
Au réveil quand je te caressais le visage pour te sortir du sommeil.
Quand je te portais dans mes bras pour t'asseoir dans ta coque.
Quand je regardais ton sourire plein de tendresse.
Quand je lisais dans tes yeux au delà des mots.
Je t'aimais quand tu riais aux éclats, laissant parfois tomber ta tête en avant.
Quand tu te moquais de moi, tu aimais ça.
Quand tu t'assoupissais tout contre moi, ton souffle sur mon visage.
Quand tu posais ta main sur moi.
Je t'aimais comme on aime son enfant, avec ses trippes, avec son âme, du plus profond de son cœur, à vouloir parfois perdre la vie pour tout lui donner.
Je t'aimais...tant.

Je t'aime, tu es en moi, à chaque seconde.
Tu m'aides, tu m'aiguilles, tu me réconfortes,  tu m'apprends encore et toujours. Tu m'apprends à essayer de comprendre...Même si je suis loin, très loin, d'être égale à ton image.
Je t'aime...tant.
Seul mon cœur pourrait parler pour expliquer mais il est muet.

Je t'aimerai...toujours.
Parce que cet Amour, rien ne l'effacera. Ni le temps, ni l'espace, ni la distance, ni la vie, ni la mort. Cet amour est éternel comme je te l'ai souvent soufflé à l'oreille, le soir, avant que tu t'endormes.

Je t'aimais, je t'aime, et je t'aimerai toujours, du plus profond de mon être.

 

 

25 juillet 2009

L'émotion

 

Pour moi les gens mentent quand ils disent que les émotions n’existent pas.
Pour moi c’est derrière les émotions que l’être humain existe vraiment.
Pour tous les gens, joie d’exister à travers votre cœur.
Ecoutez votre cœur plutôt que votre tête.
Un jour l’humain grandira lorsqu’il aura compris ça.

Texte de Fiona

 

Les émotions nous aident ou nous desservent, nous caressent ou nous malmènent, nous adoucissent ou nous endurcissent. Elles nous envahissent, nous perturbent, nous apaisent, nous triturent, nous interpellent, nous tranquillisent.

Pas simple de les trier, de ne pas se laisser submerger, de rester objectif face au désordre cérébral et à la confusion que génèrent parfois le trop plein d’émotions variées.

Quoiqu’il en soit,  elles nous font avancer, nous permettent d’apprendre, de nous comprendre, de nous surprendre, de "grandir" (texte de Fio).

Même si elles empruntent parfois des chemins peu agréables, elles nous transmettent des informations indispensables, nous amènent à des réflexions essentielles.

Et ne nous aident-elles pas au final à trouver le bonheur ?

23 juillet 2009

L'Etoile

4h30.
Insomnie.
Je suis sortie regarder les étoiles scintiller dans le ciel. J'ai cherché celle qui brillait davantage et se détachait des autres.
Je l'ai vue, mes yeux s'y sont accrochés. Elle m'a enveloppée de son regard bienveillant et réconfortant, telle une mère aimante qui embrasse de toute la profondeur de son coeur son enfant, non pas avec ses lèvres, mais avec ses yeux et son âme.
Pourtant, c'est moi qui suis la mère. Elle, mon étoile, mon enfant.

Une merveilleuse soirée, ce samedi 18 juillet 2009. Instants magiques, émotions, sensations intenses. Le "merveilleux" pour moi a été cette plénitude qui régnait dans ce lieu féérique ou chaque être semblait avoir sa place à cet instant précis. Oui ce lieu n'a pas été choisi par hasard très certainement.

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Cette soirée est à présent passée, un chapitre s'est terminé.
Dans mon coeur, ce vide toujours présent, oppressant parfois. Et tant d'amour à donner.
Dans mon esprit, des souvenirs, des multitudes de souvenirs inoubliables comme le "i" de Fiona...(un clin d'oeil à l'équipe)
Dans mes yeux, l'avenir qui se dessine.
Sur mes lèvres, un sourire...

 

22 juillet 2009

Un poème de Marie Christine

Sur ton petit nuage
Impatiente mais sage
Tu attends cet instant
Fêter tes 18 ans

T'as mis ta plus belle robe
Celle dont tu raffolles
Du rose sur tes joues
Et tes jolis bijoux

Petit sourire taquin
Tu agites ta main
Nous envoies des baisers
Tendres et parfumés

nous sommes tous réunis
Ta famille, tes amis
pour te dire, petite reine
Qu'à l'infini, on t'aime

Joyeux anniversaire
Nous sommes heureux et fiers
qu'tu nous ais invités
A cette belle soirée.

Je t'aime Fiona

Tata Marie-Christine

15 juillet 2009

Elle n'a pas choisi

J'ai quitté cette belle ville de Bruxelles ce matin.
Un jour je vous ferai une note sur cette charmante ville aux petits airs de vacances.

Ces dernieres semaines, entre Fontarèches, Bruxelles, Mareil-Marly, mon moral est parfois en dents de scies, oscillant entre le bonheur, la sérénité, le bien-être total, le baume au coeur et les coups de cafard qui me rappellent combien l'absence de Fiona est toujours aussi douloureuse. Je n'y pense plus avec la même obsession qu'il y a quelques mois mais je repense de plus en plus souvent à certains détails et notamment les circonstances de son décès.

J'ai gardé en moi les doutes et les questions qui resteront à jamais sans réponse, afin de ne blesser "personne". Mais aujourd'hui, ces détails sont trop lourds pour moi.
Peu importe si cette note déplait à certains, j'assume l'entière responsabilité de mes propos et de mes doutes.
Et surtout, que l'on cesse de me répondre que Fiona à choisi son heure et son lieu de départ, car j'ai beau essayer d'y croire...

Je pense, du  plus profond de mon âme qu'elle est partie, malgré elle. Qu'elle a certainement voulu appeler mais dans l'étouffement de « son apnée de trop », n'a certainement pu émettre qu'un faible son impuissant, que seule une oreille vigilante et attentive aurait pu entendre...

Pierre et moi l'avions déjà à plusieurs reprises sortie de ses apnées nocturnes, certaines ayant failli être fatales.
Cette nuit là, rien n'aurait du se passer ainsi...Je le sais.

Elle qui m'écrivait quelques jours avant son décès « Je sais que tu feras tout ton possible pour que je respire rapidement. Je t'aime maman ».
Elle devait subir sa trachéo quelques mois plus tard.

Alors, j'ai mal. J'ai mal qu'elle soit partie ainsi, comme elle née. Par manque d'inattention. Parce qu'on ne ferme pas la porte de chambre d'un enfant qui est en insuffisance respiratoire...

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05 juillet 2009

Sur le départ !

Je repars pour Fontarèches cet après-midi où je vais rejoindre mon neveu, Seb et sa petite amie, Laurie.
Il fait plus de 30° en bas...piscine !

Vendredi je prends l'avion pour Bruxelles où nous sommes quelques anciens "carpediem" à nous réunir. Et je rentre sur Paris, je ne sais quel jour, mais suffisamment tôt pour les derniers détails de la grande fête du 18 juillet !

Je vous laisse avec ma musique du moment
podcast
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04 juillet 2009

Une bien belle lettre

Je viens de retrouver dans un cahier de Fiona, une lettre écrite par une aide à domicile qui venait de temps en temps s'occuper de Fiona 2 heures le soir.

Cette lettre, son auteur (que j'embrasse au passage si elle lit cette note) l'avait placée dans ce cahier afin que je la lise à Fiona.  Malheureusement, elle s'était glissée entre 2 feuilles, je ne l'ai trouvée qu'après son décès.

A la plus jolie fille de la terre, à la plus belle étoile du ciel, à la douce petite merveille que tu es,
ta pudeur, ta chaleur,, ton sourire, ton charme nous donnent une bonne leçon de vie.
Fiona, merci pour tout, quand je suis avec toi, j'oublie mes soucis et tu me redonnes goût à la vie.
Ta présence suffit à chacun pour comprendre que tu es une fille adorable avec un amour sincère,
dans tes yeux on peut lire le bonheur et la joie.
Et toi, en retour, tu ne demandes qu'un peu de notre présence.
J'espère te satisfaire car je t'apprécie telle que tu es et je ne voudrais pas te décevoir.
Alors je te dis encore merci pour tout ce que tu m'apportes.
Je ne suis que de passage dans ta vie mais crois moi, je ne t'oublierai jamais.

Une bien belle lettre que je voulais vous faire partager.

Je commence peu à peu à réouvrir ses cahiers, ses boites secrètes, à regarder ses petites affaires...
Tout va bien. 

(Cette note est la 200 ème. Marie toi qui gère la plateforme des blogs, on a le droit à un cadeau pour la 200ème ???)

Les mots du bonheur

 

Je prépare un diaporama pour les 18 ans de Fiona dans 15 jours et je relis ses phrases sur la vie, l'amour, les émotions, le bonheur.

Les mots du bonheur...

Sans réfléchir ceux qui me viennent à l'esprit sont

Joie, sourire, plénitude, rêve, amour, découverte, plaisir

(et justement pour le plaisir, pour Marie et Maxine...Allez pour toi aussi Bernardo !)

 

Je ferme la parenthèse.

Le bonheur c'est le repos de l'âme, c'est l'absence de sentiments négatifs, de doutes, de désirs à tout prix.
C'est la sagesse. Ne rien attendre.

Le plaisir n'est que le bonheur d'un point du corps. Le vrai bonheur, le seul bonheur, tout le bonheur est dans le bien-être de toute l'âme. (Joseph Joubert)

Et vous, vos mots du bonheur ?

02 juillet 2009

La maison du bonheur

Je suis à Mareil.
La maison du bonheur.
L'ancienne maison du bonheur.

Je ne peux être ici sans revoir les images de ce bonheur passé défiler devant mes yeux.

Sans me rappeler les petits détails du quotidien, quand Fiona rentrait du centre et qu'il fallait que je réclame un bisou car elle aimait me faire « monter » comme elle disait (me faire marcher), quand elle montrait à sa manière son mécontentement car je passais trop d'heures dans mon bureau à travailler, quand elle me tapait sur son petit clavier ce qu'elle souhaitait faire le week-end, faire les boutiques, visiter un château ou aller dans « l'autre maison »,  quand elle me racontait sa journée ou qu'elle rigolait au sujet de ses amoureux, quand elle rentrait en pleurant parce qu'un de ses camarades était mal ou encore quand elle s'énervait sur la « politique moyenâgeuse » du centre comme elle la nommait...quand elle se lâchait totalement dans mes bras et me faisait des câlins, essayant de gérer du mieux possible ses caresses, quand elle restait concentrer sur un objet afin de tenter de l'attraper avec ses petites mains malhabiles, quand elle voulait tout faire toute seule même ce qui était impossible d'accès pour elle et qu'il fallait que je lui explique avec les bons mots...Quand elle était excitée comme une puce parce que ses amies venaient passer la soirée à la maison, quand elle riait de bon cœur de tout et de rien , quand elle nous sortait ses phrases pleines de poésie et de bon sens sur la vie, quand elle remontait le moral à des adultes, parfois meurtris, du haut de ses 16 ans et qu'elle nous donnait des leçons sur le sens de la vie.

Je pense à elle sans cesse, elle est en moi. Mais je vis le plus souvent son absence avec autant de sérénité que ces derniers mois et cette prise de conscience sur la vie, ce travail sur moi même m'ont permis de retrouver.

Malgré tout, dès que je franchis le seuil de la maison, viennent s'ajouter à mes pensées, le film de ces 16 années passées ensemble.

Je la revois alors partout, ici, là bas, ailleurs.

Elle me manque.

 

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